Et oui messieurs dames le jeune aime communiquer !
Mais ce besoin incessant de partage entraine quelque fois des débordements. Ont peut ainsi citer les tables du lycée qui en font souvent les frais :
Elles sont, en effet, les plus grandes représentantes de l'humeur et de la concentration des jeunes : plus ils s'ennuient plus ils scribouillent sur leur table !
Ainsi les tables de salle de bacs sont les plus gribouillées de tous le lycée => C'est la démonstration mathématique par a+b que les élèves s'ennuient très régulièrement durant leurs DS, eh oui ! ^^
De plus, les élèves ne sont pas réellement ravis de se trouver dans ces chères salles de devoir, et les pauvres tables qui on eu le malheur de ce trouver là sont souvent couvertes de messages de vindicte à l'encontre de tout et n'importe quoi ! Pourquoi tant de haine, je vous le demande !
Mais fort heureusement, ce triste exemple n'est pas une généralité générale. De nombreux jeunes déclarent leurs flammes grâce à l'intermédiaire bien pratique, qu'est la surface inscriptible de leur table , même s'il faut avouer que ce n'est quand même pas le moyen le plus sûr pour faire par de ces sentiments : Il faut tout d'abord écrire sur la bonne table (Bah oui, si l'autre le voit pas, à quoi sa sert de faire tout ça) :
-il faut être sur que l'être aimé ce retrouve sur cette même table,
- dans la même salle,
-qu'il ait le temps et l'envie de lire sa table,
-et enfin qu'il comprenne que cette déclaration lui est adressé (bah oui, si ton jules s'appelle mat ou max , c'est p'te pas le seul du bahut !),
- et par qui (dans ce cas là signer peut ce révéler utile ^^') !
Ca fait tout un tas de variables quand même...
Ce qui n'empêche pas certains de faire le remake du grand classique « gravons nos noms sur un arbre pour prouver la puissance de notre amour » en les gravant sur du bois, certes, mais contreplaqué et en position horizontale !
Il y a aussi les tables de philo, de physique, de maths et autres matières prise de tête, qui sont couvertes d'inscriptions des plus étranges, et relèvent ainsi l'utilité première de ces dîtes tables : elles permettent de mesurer le degré de désespoir dans lequel le jeune est tombé suite à certains cours. Démonstration !
1er degré (ou courage tu peut encore t'en sortir, concentre-toi sur les paroles du profs, vas-y tu peut le faire !!!) : Les élèves ont atteint ce degré lorsque, dans un grand moment de solitude, ils se mettent à écrire des débuts de conversation sur les tables, qu'ils espèrent un jour voir compléter par d'autres élèves aussi paumés qu'eux.
Dans le même style il y a les chansons à compléter. C'est ainsi qu'une table de SVT c'est retrouvée couverte par les paroles de « il en faut peut pour être heureux » du livre de la jungle en moins de 2 semaines : comme quoi tout le monde revient à ces origines dans les moments les plus sombres de son existence...
Toujours dans ce même 1er degré de désespoir, nous avons les éternels et pas très originaux « Si tu t'ennuie fait une croix/un c½ur/ une tête de mort... » qui ont néanmoins le mérite de colorer la table (d'ailleurs c'est dingue le nombre de couleurs que la trousse d'un lycéen peut renfermer !).
2ème degré (ou Attention ça devient grave ! Tu es fortement atteint, si tu continue tu seras perdu à jamais !!) : Ce degré est atteint lorsque les élèves se mettent à faire de la pub sur leurs tables. Ont trouve ainsi tout un florilège d'adresse de blog, mais aussi des pubs nettement moins sérieuses : Par exemple sur une table d'une salle de maths on peut trouver des bons de commandes pour des choses étranges : du shampoing qui fait pousser une touffe, des trousses mangeuses de doigts et autres calculettes magiques. Le pauvre jeune à dû, devant la complexité de son cours de maths se croire téléporté à Poudlard en plein cours de sortilèges et forcément ça à déteint sur sa table.
3ème degré (ou degré final : L'élève est perdu, transformé en légume végétatif qui attend que l'heure de torture se finisse, il est perdu pour la société (ou en clair : il ne pourra pas reprendre le fil) : Ce degré tragique est atteint quand le jeune ce met à écrire des choses des plus étranges (bizarre, bizarre, vous avez dit étrange ?...*va direct se pendre pour avoir osez sortir ça*...Désolé, ont reprend !), comme certaines révélations sur la vie, dont une nous a profondément choquée, moi et ma coloc, et nous a inspirée un article chacune (pour plus d'information allez ici !. ) : un pauvre jeune complètement traumatisé à écrit sur sa table de physique cette terrible maxime : « les moules c'est des sales bêtes » !! Vous comprendrez la raison de notre choc (et optionnellement de notre fou rire), lorsque nous sommes tombé sur cette phrase entre deux circuit RLC ! Nous avons vainement cherché la raison qui a pu pousser ce jeune à accuser ainsi ses innocentes créatures. C'est tout simplement incompréhensible !
Mais ce jeune n'est pas le seul à avoir atteint le degré final de désespoir, loin de là ! Il y a aussi tous ces jeunes qui nous font part de leur philosophie de vie : j'ais découvert plus qu'étonné ce dialogue sur une table de philo :
« Et élève c'est une bonne position ça? »
« - Vous savez, moi je ne crois pas qu'il y ait de bonnes ou de mauvaises situations. Moi si je devais résumer ma vie, aujourd'hui, avec vous, je dirais que c'est d'abord des rencontres, des gens qui m'ont tendu la main, peut-être à un moment où je ne pouvais pas, où j'étais seul chez moi, et c'est assez curieux de se dire que les hasards, les rencontres forgent une destinée, parce que quand on a le goût de la chose, quand on a le goût de la chose bien faite, le beau geste, parfois on ne trouve pas l'interlocuteur en face, je dirais le miroir qui vous aide à avancer ; alors ce n'est pas mon cas comme je le disais là, puisque moi au contraire j'ai pu et je dis merci à la vie, je lui dis merci, je chante la vie, je danse la vie, je ne suis qu'amour, et finalement quand beaucoup de gens aujourd'hui me disent : Mais comment fais-tu pour avoir cette humanité ? Et bah je leur réponds très simplement, je leur dis : c'est ce goût de l'amour, ce goût donc qui m'a poussé, aujourd'hui, à entreprendre une construction mécanique mais demain, qui sait, peut-être, simplement à me mettre au service de la communauté, à faire le don, le don de soi... »
J'ais été vraiment impressionnée de la mémoire de ce jeune (bah oui, il est quand même énorme le monologue d'Edouard Baer d'Asterix et Obélix mission Cléopatre !) !
D'autres ce prennent pour des super-héros, ainsi tout une suite de « super-kebab » (quels sont ces supers pouvoirs ? Je me le demande encore.), de « maxi-touffe » (pareil pour lui), de « justicier anti-DS » (lui je comprends mieux le principe) et de « the distillers » (ou l'homme aux pipettes, qui distilleras le monde => Encore un jeune ayant succombé devant les attaques répétés des profs de chimie et qui voit la planète comme une solution mère de concentration Co qu'il faut absolument diluer 100 fois pour pouvoir la titrer !) a vu le jour.
Comme vous pouvez le constater, on trouve vraiment tout et surtout n'importe quoi sur ces tables, à mon plus grand plaisir et certainement à celui de tout ceux qui s'ennuient dure les cours ^^ !
Juste une petite remarque pour clore cette analyse (très approfondie, il faut l'avouer...^^') de l'art du scriturage sur table : Faites très attention aux fou rires qui peuvent se déclencher à la suite de la lecture de votre table : N'oubliez que vous êtes le seul à comprendre le pourquoi du comment de ce dit fou rire, et cela peut créer des situations assez gênantes... Croyez-en mon expérience ^^' ...
Sur ce,
Je vous dis à bientôt pour de nouvelles critiques de l'art du raturage et du gribouillage,
Gros zibous,
Marine.
